Addictions : accompagnement,
dépénalisation, légalisation ?
Une ville face à des inégalités sociales et territoriales »
Perrine Roux, épidémiologiste
« Les enjeux de l’accompagnement »
par Julien Aron, médecin Bus 31-32
et le collectif « Je dis OUI ! »
« Les efffets des politiques libérales et répressives »
Claire Duport , responsable de recherches (Transvercité)
Réunion-débat du samedi 24 janvier
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Santé publique et Addictions
La droite est formelle : contre la drogue, il faut menacer, punir, enfermer. La gauche doit avoir une autre ambition !
Des gens prennent des cachetons, de la poudre, ou encore du cannabis pour tenir le coup, pour dormir, ou pas, et puis, très vite, parce qu’ils en ont besoin. Ce besoin a un nom : addiction. Les stigmatiser et les réprimer n’y change rien.
Les quartiers populaires et leurs habitants payent eux aussi le prix de la politique répressive. Les pilonnages de points de deal, les discriminations dans les contrôles policiers, l’occupation transitoire des quartiers par les forces de l’ordre, tout cela dure depuis des années sans que rien ne change, ni la peur, ni la honte.
D’autres solutions existent pour faire évoluer ce drame chronique : de plus en plus de magistrats et de policiers se désolidarisent d’une politique systématiquement répressive dont l’échec est évident ; des associations composées notamment d’usagers et d’usagères mènent une politique d’accompagnement et de réduction des risques.
Des solutions existent au niveau municipal pour faire de Marseille une ville qui prenne soin de toutes celles et ceux qui l’habitent. D’autres pays, en Europe et ailleurs, ont rompu avec le tout répressif en légalisant ou décriminalisant les drogues.
Nous avons invité pour nourrir le débat des représentants de celles et ceux qui agissent au plus près des usagers et des petites mains du trafic, avec des moyens trop faibles et de plus en plus dérisoires.