Bienvenue à la réunion de
Faisons Front Commun !
sur les transports
Faisons Front Commun ! c’est l’engagement d’organisations citoyennes, pour rassembler toute la gauche écologiste en vue des prochaines élections municipales et métropolitaines.
Pourquoi cette manie de l’unité ? Après tout il faut être sourd et aveugle pour ignorer les accusations de trahison qui pleuvent depuis quelques mois, entre les représentants des grands partis, et même à l’intérieur de certains de ces partis.
Nous sommes convaincus que les désaccords, quand ils existent, ne sont pas de nature à interdire la construction d’un projet commun pour Marseille et pour la métropole.
Personne, ni Sébastien Delogu, ni Sébastien Barles ni même Benoit Payan ne sont en mesure d’emporter la victoire grâce à leur simple popularité auprès de la majorité des Marseillais et finalement, ce n’est pas une mauvaise nouvelle.
Il ne s’agit pas pour nous de faire sans les partis Il va falloir négocier, passer des compromis, accepter des projets venus d’ailleurs que de partis affaiblis qui ne comptent plus guère de militants sinon des élus et des collaborateurs d’élus.
Il va falloir aussi discuter franchement avec nos camarades de la France Insoumise, qui pour l’instant, semblent exclure toute liste unitaire, des axes prioritaires pour Marseille qu’ils proposent à partir de la plateforme insoumise nationale pour les municipales.
La majorité municipale actuelle ne pourra pas faire l’économie d’un vrai bilan de sa mandature, qui s’agisse de la ville de Marseille ou de la Métropole. Si elle se contente d’une communication institutionnelle malheureusement pas toujours raccord avec la réalité, elle se met en danger, et nous avec.
Mais les collectifs et les asso que nous représentons ce soir, et tous ceux qui vont nous rejoindre dans les prochaines semaines ne se contenterons pas d’un élargissement à toute la gauche de l’arc politique de la campagne à Marseille. Comme en 2020, mais avec l’expérience acquise depuis, nous entendons imposer la présence sur les listes de militants non encartés, expérimentés, et résolus à accélérer la transformation de notre ville et de sa métropole.
Certains d’entre nous se demandent si tout ça vaut le coup. Après tout, face à une mairie de droite, en phase avec la métropole, les collectifs et les associations pourraient se retrouver dans une position plus confortable, avec un adversaire clairement identifié. Et puis, nous avons tous quelques mauvais souvenirs d’élus du Printemps marseillais arrogants ou plaintifs, peu capables de dialoguer avec ces collectifs et ces associations auxquels ils doivent notre victoire en 2020 et leurs postes.
Sauf que nous avons un peu oublié, à force d’entendre évoquer l’incompétence et la débilité du dernier mandat de Jean Claude Gaudin, que la droite est généralement très compétente pour faire une politique de droite et que c’est bien ce qui se passerait si la majorité basculait à Marseille. Nous n’avons pas le droit de nous planter, ni à Marseille, ni à la Métropole. Le résultat des dernières élections législatives en dépit d’un pacte républicain bricolé à la hâte devrait au contraire nous affoler. Le département des Bouches du Rhône a élu 9 députés du Rassemblement National, 2 députés de droite et seulement 5 députés de gauche.
En 1986, Gaudin a géré la région avec une majorité comprenant le Front National. Rien n’interdit à la Métropole ou même à Marseille une alliance plus ou moins tacite entre la droite et l’extrême droite, avant ou après l’élection.